Port de Venasque et Tuc du Plan de la Serre (28/09/2008)
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1) Port de Venasque
Tous les participants se retrouvent à 20h à Luchon pour se nourrir de pizzas et de pâtes en vue des efforts du lendemain. Ughy, Fred et Gilles arrivent dans le magnifique campig-car d'Ughy, Stéphane vient directement d'Ariège et Nico et Philippe sont déjà sur place après un petit tour de VTT (montée à l'Hospice de France et descente par le chemin del'Impératrice). On monte dormir à l'Hospice de France, Fred et Gilles sous la tente et les autres dans le camping-car. Réveil à 4h15 pour un départ à 5h. La tente Décathlon, dépliée en 5 secondes s'avère difficile à remonter et on décide de remettre ça à plus tard.La nuit est très noire mais la température assez clémente (5°, peu de vent). Après le petit bout de descente sur route, la piste de la cabane de Campsaure est vite avalée et la raide montée vers Roumigau suit bientôt. On arrive au premier col (quelques courts portages) vers 7h, le premier vrai portage suit rapidement mais on décide de monter à pied sur un contrefort du Pic Roye en attendant le lever du soleil. On passe 1/2h là-haut à admirer les flamboiements de l'aube en écoutant le brâme de cerfs dans le lointain. Magique... Puis on redescend à nos VTT pour le contournement du Pic de la Mounjoye. Dans l'ensemble ça roule et on atteint le pas de la Mounjoye où commence le plus gros morceau de portage (330 m de D+, 1h de portage) jusqu'au Pas de l'Escalette (2400m). Au passage, on admire quelques izards sur les crêtes. Gilles, pour qui pourtant cet exercice est nouveau mène le groupe. Une courte descente technique suit et on réattaque un petit portage pour atteindre le Port de la Picade à 2480m, point culminant de la sortie.
La vue sur le massif de la Maladetta dans la lumière du matin est magnifique. Après avoir remis sur le bon chemin un couple d'Espagnols paumés on se lance dans une descente assez technique, puis le chemin devient plus ou moins horizontal avec quelques beaux passages et toujours ce paysage extraordinaire. Finalement, il faut encore remettre le vélo sur le dos pour la dernière montée vers la brèche du Port de Venasque. Là, on découvre l'incroyable descente. L'effet est vraîment saississant, la pente est très raide et cache les lacets.Les premiers très courts lacets (quelques mètres à peine) se font à pied mais très vite on peut monter sur le vélo et la descente s'avère très partiquable. La pente n'est pas très forte mais on est plutôt prudents et on fait quelques passages à pied. On croise de nombreux promeneurs souvent étonnés. Nico fait une petite chute en sautant une des nombreuses rigoles malheureusement placées juste en sortie de virage et il casse le bouchon de potence.
Le refuge est atteint en seulement 10 mn mais il n'est plus gardé: raté pour les boissons ! Quand on se retourne vers le Port de Venasque, on a peine à croire qu'on vient de là-haut. La suite de la descente est plus roulante et les passages à pied se font rares. On finit par un petit bout de piste qui nous ramène à l'Hospice de France.2) Tuc du plan de la Serre
Après le repas, on reprend le même chemin mais comme cette fois il fait jour et on est pleine digestion, l'impression est différente. On bifurque un peu avant la cabane de Campsaure direction le col de Barèges. La montée est assez rude mais presque tout se fait sur le vélo. On vient juste de croiser les bergers du coin avec leurs mules quand quelques jurons éclatent: le vélo de Nico vient de le lâcher: biellette de suspension cassée. Il décide de bloquer le triangle arrière et de retourner à l'Hospice de France. On continue donc à 5 pour le portage du Tuc du Plan de la Serre. Cette fois on suit le sentier balisé de points jaunes. Certains le suivent jusqu'au sommet tandis que d'autres coupent un peu au dessous. On se retrouve pour la fameuse descente. Les conditions sont excellentes, les passages en devers du début adhèrent bien et il y a peu de feuilles dans le bois. Gilles nous offre une gamelle genre «Varouler dans la pente et arrête-toi contre un arbre». Cette descente est vraiment excellente: longue, variée, sauvage. Les freins chauffent pas mal et ça oblige à s'arrêter pour les faire refroidir. Dommage pour Nico, c'était un bon test pour les M4 !
Arrivés à Luchon, on retrouve Nico. Ughy et Stéphane remontent chercher les voitures tandis que Gilles qui a encore des fourmis dans les jambes les suit à vélo. Ils le récupéreront en descendant. Les autres attendent devant une mousse. Quand ils arrivent, on fait une nouvelle tentative sur les grandes allées de Luchon pour essayer de plier la tente. Heureusement, un papi providentiel qui passe par là nous fait ça en 30s.
Nouveau sur varouler je trouve ce truc terrible. j'ai justement fait le port de Vénasque en VTT ce WE (06-09-2009) en partant de Luchon, de la BALLE, mais commencer de nuit yeah. Faut que vous recommenciez les gars !!