Au dessus de Foix (28/06/2008)
Parcours de crête au dessus de Foix (Fabien et PBdA)
Les photos
Probablement un record pour cette sortie : une proposition le vendredi à 19h45 pour le lendemain.2 motivés pour cette sortie : Philippe et Fabien, avec un départ de Toulouse à 7h30 pour suivre cette trace.
Philippe arrive à l'heure mais je suis à la bourre. Moqueur, il me demande si je n'ai rien oublié avant de se rendre compte qu'il a laissé son camel à la maison ... Cet oubli comblé, on prend l'autoroute direction Foix. Arrivée au pied du Prat d'Albis vers 9h, juste devant le panneau nous indiquant un dénivellé de 900m et une pente moyenne d'environ 7% pour atteindre le sommet.
Le temps de tout décharger, on commence à pédaler un quart d'heure plus tard. Une très belle journée s'annonce même si le début de la rando est une portion goudronnée d'une petite quinzaine de kilomètres. Le pourcentage pas très important permet de prendre un bon rythme et de s'y tenir d'autant que la route est assez ombragée. On prend ainsi progressivement de l'altitude en dominant Foix et le très joli château qui surplombe la ville.
Km 12 : première pause. Surprise ! mon pneu avant a perdu pas mal de pression, une crevaison lente, mais assez rapide... Changement de chambre, on répare et ça repart. Un peu plus loin la route est abandonnée pour poursuivre sur une bonne piste 4*4. On atteint rapidement le Prat d'Albis, 1211m, qui marque le début du single en crêtes qu'on va suivre pendant environ 8km. Il y a des vaches partout, et le sentier ressemble plus à une sente de bovin qu'à un vrai sentier pédestre, ce qui ralentit pas mal notre progression mais ne nous empêche pas d'apprécier le panorama. Il nous reste alors 2 cols à franchir avant d'atteindre le sarrat de la Pelade, point culminant (1701 m) de notre rando du jour. On alterne les séances de roulage et de poussage agrémentées de courts portages sur quelques mètres. Philippe est bien en cannes, j'avance beaucoup plus laborieusement. On (j') arrive tant bien que mal au sommet de Bazillac avant de perdre ce D+ si chèrement gagné en redescendant (mais ça roule) sur quelques centaines de mètres. S'ensuit une nouvelle séance de poussage pour contourner le rocher de Batail, puis on enchaîne la descente qui va avec pour finalement gravir la dernière ascension à l'ordre du jour et arriver au Sarat de la Pelade.
Le gps affiche 22 km et 13h, l'heure de passer à table. La vue est superbe, elle rappelle celle du Cagire avec d'un côté la chaîne pyrénéenne qui barre l'horizon et de l'autre la basse Ariège qui s'étend au loin.
Le repas avalé, on quitte la crête pour descendre droit dans l'pentu vers la cabane de Devèze puis plonger dans le bois Légrillou. Le single qu'on emprunte démarre par un morceau technique et rendu délicat par l'humidité : tout est détrempé sur ce versant, comme s'il venait de pleuvoir une bonne averse. Après ce passage, j'ai du mou à l'arrière, j'y jette un rapide coup d'oeil pour me rendre compte que le pneu se dégonfle à vitesse grand V. 2ème crevaison aujourd'hui : la chambre est comme arrachée au niveau de la valve. On la change et c'est reparti. A peine 1km plus loin, flap flap flap, cette fois-ci c'est le pneu avant. Put*1, c'est pas vrai !! En démontant, on se rend compte que c'est le fond de jante qui s'est décollé. Ça laisse une petite ouverture au niveau d'une tête de rayon dans laquelle la chambre a pincé. J'en suis à me demander comment réparer ça quand Philippe Mac Gyver BDA me sort une sorte d'autocollant rigide, parfait pour boucher le trou. On repart en croisant les doigts pour que ça tienne, on en est à moitié du parcours... Le single est assez cassant, du coup je passe tranquille, pas très envie de tout démonter encore une fois. Philippe prolonge ce single par une de ses fameuses variantes qui se révèle être du même tonneau que le sentier précédent. Pas de mauvaise surprise. De là on atterrit sur une piste qui nous mène à la route forestière sur laquelle on serait arrivé un peu plus haut sans la variante. Elle démarre en faux plat montant et les efforts du matin commencent à se faire sentir de mon coté, mais grâce aux innombrables chutes d'eau ou passages humides, on arrive à rester frais.
Km 38 : on bifurque vers la gauche pour rejoindre un sentier. Ça commence par une prairie où Philippe me gratifie d'un splendide soleil : c'est assez marécageux et sa roue avant s'est plantée dans 30 cm de boue liquide. Note technique : 9/10. Note artistique : 10/10, magnifique ! Un peu de nettoyage, puis on poursuit par un sentier bucolique en balcon par lequel on domine Foix avant de commencer la descente finale par un très bon single dans la forêt de Trabès. Il s'avère bien cassant au début puis de plus en plus roulant, jusqu'à la route qu'on rejoint et qui nous ramène à notre point de départ.
Bilan au compteur : 45km pour 1700m de D+.
Belle petite balade qui offre un joli point de vue sur la chaîne pyrénéenne et que l'on peut prolonger en suivant le single de crêtes encore plus longtemps. Petit bémol, la longueur des portions de descentes « intéressantes », trop courtes à mon goût même si elles ont bien fait chauffer les freins.
Les photos
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