Le Caroux pour les nuls (sauf à la fin)
La reconnaissance pédestre de samedi m'a convaincu que le circuit proposé n'était pas à faire dans son état actuel. Une version révisée sera proposée d'ici quelque temps car il y a sans doute de quoi en tirer quelque chose d'intéressant. Le plan B est donc mis en route autour d'une trace que j'avais envoyée il y a quelque temps. Avant le départ à Colombière, petite séance de mécanique avec le docteur Gressier : il s'agit de changer mes plaquettes avant. Tout se passe bien jusqu'au moment où le ressort des plaquettes ayant stocké de l'énergie en bon ressort sérieux qu'il est, là restitue brusquement, imprimant au dit ressort une superbe trajectoire parabolique qui se termine quelques mètres plus bas. Les recherche pour le retrouver seront vaines et c'est l'ancien ressort qui, quoique bien fatigué, reprendra du service. Nous finissons par partir, Franck, Sam (la bête des Vosges), François et Dominique. Nous inaugurons un nouveau départ de Colombière par un chemin vicinal au milieu des lavoirs prolongé par un chemin caillouteux, qui a l'avantage de nous faire éviter la route. Après une ultime séance de mécanique éxécutée par Franck sur l'axe de roue arrière de François, nous attaquons la montée classique vers la forêt des écrivains combattant et son fameux raidart de 2 kilomètres, qui a toutefois le bon goût d'être à l'ombre. Arrivés en haut, le paysage superbe avec vue sur le tout petit village de Rosis enchante ceux qui ne le connaissaient pas (et les autres aussi, bien sûr). Au col de Madale, nous empruntons un superbe single qui procure une vue magnifique vers Saint-Gervais sur Mare. A la suite, nous enchaînons avec une forte montée sur piste vers un col anonyme d'où nous prenons un charmant petit chemin vers Rosis. C'est l'heure du pique-nique au bord de la rivière à proximité d'une belle maison dont les aimables occupants nous fournissent en eau fraiche (ils gardent néanmoins l'apéritif pour eux). De nouveau un joli sentier ombragé nous conduit à une petite route vers la croix de Douch. Toujours par une petite route, nous débouchons au magnifique hameau de Douch très fréquenté en ce dimanche. Ca repart par la montée raide de la piste de la honte et ça continue par la visite du plateau et de la table d'orientation. Ensuite, le GR nous fait traverser un beau paysage de lande avec tourbière, bruyère et genêt. Il ne manque que le chien des Baskerville qui, heureusement, ne sort que la nuit. S'ensuit une séquence de navigation pour trouver le fameux chemin manquant qui a échappé plusieurs fois à des navigateurs expérimentés. C'est Franck qui décroche le gros lot, ce qui nous permet d'éviter l'affreuse descente du GR vers Lafage qui est difficile même à pied. Nous prenons alors la variante PBdA qui s'avère un très mauvais choix. On arrive finalement après un passage cyclo-pédestre en haut de la formidable descente des Fleysses. La suite tourne alors à la chevauchée des Walkyries dans cette formidable descente au milieu d'un énorme gisement de minerai de caillou à la teneur de 100%. Les suspensions arrières souffrent, sauf celle de la Hyène des Vosges qui n'en a pas justement, ce qui fait que c'est lui qui souffre, délogeant au passage le guide de la dernière place. Une ultime explosion du dérailleur de ce dernier (avec toujours le même mécanicien à la manoeuvre) et nous arrivons à notre point de départ après une journée bien remplie (40 KM, 1300 M de D+).