PostHeaderIcon Sortie Alaric (15/11/2009)

Bon,
Que dire ? Que c'était génial ? Que c'était raide ? Que c'était raid ?
Aller, on va faire avec des positifs et des négatifs.
Les plus: Equipe super sympa, aucun PB mécanique, temps globalement tempéré, circuit inventif, pas de galère d'orientation. Descente du roc gris. 6h41 de ballades. Du volume !
Les moins: Temps bouché, cailloux humides dans certaines descentes (combe du gravier GR 77), Un peu trop de poussage, abandon de Dominique peu après la pause casse-croute. Seulement 35 km en 7h !
Au global: super banane!
La trace était largement expérimentale mais aucune portion ne s'est révélée rédhibitoire.

Départ de Comigne à 9h39(Dominique, PBdA, Karine et Alix, Claude, pour les pures Varouler Didier et moi pour le CCC31).Direction ouest puis premier chemin raide à gauche (tout à gauche) à partir de la D72.
Chemin de "Chante coucou".


Le premier raidillon passé une piste bien roulante nous mène à la D57 qui monte vers le "fer à cheval". Solution "trop face" pour la bande de 7 que nous formons alors. Dominique ferme la marche.


Petite descente par la route pour prendre une trace raide à gauche et c'est le premier poussage.

Etant d'un naturel joueur, je tente un maximum de roulage et j'en fais pas mal mais parfois l'ornière, la pente ou l'adhérence en décide autrement. Voilà une façon ludique de faire du fractionné court! Une battue est en cours et en arrivant à la crête, nous tombons sur le parking des 4x4. Nous échangeons aimablement avec un chasseur qui est là haut et semble s'ennuyer ferme. Il nous confirme la direction pour Roquenégade. Belle descente. Une belle ornière se révèle assez joueuse. Il faut changer de bord de temps à autres. Dominique fait une petite chute et se rappe un peu.

Karine sort la pharmacie pour une désinfection rapide + O3.

Après roquenégade, nous remontons (raide) par le GR vers les cotes St Rome et une belle descente sur Montlaur. A Montlaur, halte au robinet au pont en dessous de l'église.
Claude Faure reprend de l'eau.

Pour sa première participation il a amené un pack de bière mais, il est resté à la voiture ! Et c'est tant mieux car il faut remonter.
Comme Dominique prend du retard, nous montons à allure modérée jusqu'à la piste de la crête. Dernière grosse grimpette avant la descente et le pique nique, j'en profite pour lâcher un peu les chevaux. Alix est devant "sous pression" mais la côte est longue...
Déception en arrivant en haut, alors que le soleil menaçait à la montée, nous sommes dans la brume.

Les buis sont mouillés, les rochers aussi. PBdA passe devant comme il connaît bien la combe du gravier. Nous choisissons tous l'option prudence et nous descendons à pieds les passages rocheux rendus glissants par l'humidité et la boue qui colle aux pneus.


Nous voici à 100m de l'autoroute au fond d'une faille dans un endroit parfait pour le pique-nique. Chacun sort son casse-croute (fort mal nommé puisqu'il n'y a quasiment pas de pain) et nous voici aligné sur le tronc la fourchette à la main.

Dominique se demande s'il ne va pas en rester là. PBdA lui passe les clefs de la voiture mais finalement, il se laisse tenter et nous accompagne au moins pour un tronçon de plus.
La pente est raide mais ça passe sur le vélo (enfin au moins pour moi). Nous arrivons à une descente fort raide à droite. Après un instant d'hésitation, le cul derrière la selle et ça passe. Cela remonte en face mais, il faut pousser un peu. Puis, cela redescend et puis remonte. Nous sommes sur le chemin mais la trace que j'ai tracé sur Google Earth s'éloigne à droite. Effectivement, nous découvrons une sente de 20cm qui part encore plus dans la pente. Bon, quitte à pousser, autant pousser moins longtemps.

Elle est pas énorme cette photo !

Dominique lui décide que cela ira pour aujourd'hui. Il a encore dans les jambes la sortie de mercredi et il retourne à Comigne. Au bout du raccourci, nous retrouvons le chemin que nous venons de quitter et qui monte raide lui aussi. Un itinéraire à refaire en descente ! La suite est un peu plus sur le vélo mais les sections en poussette sont nombreuses. Et quand la pente se calme, les gravillons apparaissent et on peut faire un tour de pédale sans avancer d'un pouce (2,54cm). Là aussi terrain idéal pour le fractionné court !
Mêmes les bonnes choses ont une fin (et les moins bonnes aussi). Nous arrivons à la piste qui monte à la vigie. Elle est toujours dans la brume. Je demande à PBdA si on monte quand même ou si on raccourcit. L'ensemble du groupe est OK. Karine ferme la marche mais nous fait repartir à chaque fois quand elle arrive. J'avais tracé 2 raccourcis pour couper les lacets, je ne teste que le second. Bien défoncé par les quads, la plupart des graviers a giclé et du coup, l'adhérence n'est pas mal sauf dans le milieu du raidillon où des blocs encombrent le passage et rendent la trajectoire impossible. J'en profite pour retomber la veste puis, petit poussage pendant que les autres font la piste.
Je me retrouve en queue de peloton. Arrivé en haut, le temps est frais.

Brouillard qui heureusement ne mouille pas et léger vent frais. Nous remettons les vestes avant de faire les 30m de D+ qui manquent. Nous trouvons la vigie à l'endroit prévu grâce au GPS tant la visibilité est nulle.

La pause paysage est écourtée et nous partons vers le GR 77. Là aussi, prudence. Les passages rocheux sont raides et glissants. Après avoir poussé à la montée, on marche à la descente. Cela me fait quand même un peu chier! Heureusement la nature est belle et généreuse... Elle sait récompenser l'opiniâtreté.
Après avoir rejoint la piste, nous remontons vers la crête puis direction le roc gris.

Là aussi poussage puis gros poussage pour arriver au sommet. La vue est splendide malgré le plafond bas. Pause photo et on repart après avoir mis la veste.

Petit poussage pour dépasser le sommet puis magnifique descente.

Nous arrivons à la pointe est de la montagne d'Alaric. Il ne reste plus qu'à rentrer... Ce qui semblait pouvoir passer sur le vélo se révèle une succession de coup de cul impossibles mais bon , on peut quand même essayer... Heureusement, la fin est proche. Nous reconnaissons enfin la partie commune où nous poussions tout à l'heure. Belle descente mais qui ne fait pas oublier à PBdA qu'il reste encore à remonter les 2 descentes de l'aller...
Vers 16h00, nous déboulons enfin "place du pique-nique". La fin se fait au rythme paisible du grappillage de raisins dans les vignes.

Nous sommes tous un peu fatigués mais heureux d'avoir vécu ensemble cette bien belle balade et l'esprit n'est certainement pas à piquer un sprint !
Nous retrouvons Dominique aux voitures. Claude sort son pack de bière...

Nous reprenons le chemin de Toulouse des souvenirs plein la tête.