PostHeaderIcon Port d'Aula - Port de Salau (14/06/2009)

Pour ce classique des VaRouler, nous nous retrouvons à 7 au départ du centre commercial Roques : Karine, Jonas, Nico, Sam, Olivier, Stéphane et Hervé.


Le ciel est gris, presque brumeux mais nous gardons foi en Météo-France qui annonce un ciel légèrement couvert le matin à Couflens puis dégagé l'après-midi. Trois voitures prennent le chemin de cimes avec à sa tête celle de Stéphane dont le GPS aurait bien besoin d'une mise à jour. Le convoi quitte l'autoroute une sortie trop tôt et se retrouve sur la route de St Gaudens. Maître GPS a encore quelques ressources puisqu'il arrive à remettre tout le monde sur la route de St Girons. Arrivé dans cette agglomération, nous faisons un arrêt sous une pluie intermittente pour remplir les réservoirs des voitures et les estomacs des vttistes.

Nous poursuivons la route jusqu'à la vallée de Seix et remontons le cours du Salat. A quelques kilomètres de Couflens, nous sommes ralentis par une enfilade de véhicules. Vu la vitesse du cortège et les obstacles sur la chaussée, nous comprenons vite qu'il s'agit de la transhumance. Nous garons les voitures dès que nous le pouvons. Finalement, nous ne seront qu'à un peu plus d'un kilomètre du point de départ prévu.

Nous enfourchons nos montures à presque 10H du matin sous un ciel chargé.
Pour combler un soin-disant manque de forme, Karine a pris soin d'installer le "tire-minette" sur la tige de selle de Stéphane.


Entre temps les bêtes ont été parqué sur un bord de route, le temps que les bergers se restaurent. Un bandas réveille le village de Couflens mais nous n'aurons pas l'occasion d'apprécier la pause musicale puisque débute l'ascension du col de pause. Entre deux ou trois averses, chacun monte à son rythme sur cette première partie de bitume.
Hervé ferme la marche, histoire de mettre en pratique la fable du lièvre et de la tortue.
Passé le hameau de Lasserre, un chemin caillouteux remplace la route mais cela reste toujours aussi roulant.
Nous croisons plusieurs bergers en attente de la procession des moutons.
Au col de Pause, bien nommé, nous retrouvons un attroupement de montagnards.
Certains scrutent à la longue vue les sommets alentours, d'autres ont préparé un magnifique buffet pour le staff de la transhumance.

Déjà 800m de dénivelé dans les jambes, nous repartons pour la 2ème partie de l'ascension.
Les rafales de vent de ce côté-ci du col de pause sont bien plus présentes.
Les lacets s'enchainent avec l'aide ou la contrainte du vent.
Des plaques de neige ponctuent régulièrement les virages à droite. Jonas s'écarte du chemin pour profiter de la glisse d'une plaque un peu plus longue.
Arrivé à l'étang d'Areau, nous marquons une pause, le temps de discuter avec un couple de randonneur et d'admirer les dégâts des tempêtes sur le toit de la cabane.
La reprise est délicate puisqu'une langue de neige recouvre totalement le chemin à l'aplomb du lac.
La portion de chemin suivante est complément détrempée. L'alimentation vient de la neige désormais bien présente sur les flancs de la piste.
Karine avec son œil de lynx aperçoit un isard sur la neige. Visiblement, l'animal recherche la fraicheur.
Nous continuons notre périple mais la faim se fait sentir et il est plus de 13H.
Juste après l'étang de Prat Matau, nous trouvons difficilement un endroit à l'abri du vent pour nous restaurer.
Sam qui a besoin de sommeil, profite du grand air pour faire une petite sieste.
Les autres mangent à l'abri d'un surplomb au dessus de la station météo du port d'Aula.
Le col n'est plus très loin et nous l'atteignons vers 14H.

Nous passons la borne frontière pour entamer la première descente dans de l'alpage.
Deux traces s'offrent à nos GPS, celle de LPI et celle des VaRouler. Dans un premier temps, toutes deux suivent le GR.
La pente est prononcée mais tout se fait sur le vélo. De gros blocs de glace sont encore accroché au flanc du Tuc de Bignau.
La trace LPI s'écarte du chemin balisé. Un passage plus rocheux qu'il n'y parait nous oblige à porter.
Au détour d'une cascade, nous retrouvons le GR avec une sente bien plus marquée.
Les lacets s'enchainent assez facilement. Quelques soucis avec le dérailleur du vélo d'Olivier nous oblige à faire une halte.
Le chemin disparait une nouvelle fois dans un alpage truffé de trous creusés par des sabots.

Fin de la descente, nous traversons un énième ruisseau. Karine nous annonce que la suite sera poussage et portage dans le dévers.
Elle n'a pas tord puisque le passage sur le vélo de cette portion sera anecdotique : les racines de genêts sont apparentes et les arbres sont couchés dans le sens de la pente. Les avalanches ont mis à mal ce sentier.
Une première partie descendante nous emmène au croisement avec un torrent délicat à traverser.
Nous commençons ensuite une petite ascension dans un sous-bois puis nous traversons une tourbière. Les chaussures de Nico s'en souviendront.
Un chemin bien visible est présent plusieurs mètres en contre-bas, sûrement une meilleure option dans les conditions actuelles.
Nous resterons à distance pendant un moment avant de le retrouver pour notre ascension au port de Salau. Pour le rejoindre, ce sera délicat car aucun sentier n'est réellement tracé dans la pente et les genêts.
Ceux qui pensaient pouvoir rouler tranquillement sur ce chemin seront vite déçus. Le pourcentage est impressionnant derrière certains lacets.
Karine et olivier monte à rythme contenu. Le chemin se termine par une traversée de ruisseau surmontée d'un monticule de neige.
A vrai dire, il s'agit plus d'une glacière recouvert de terre et de roches.


Cet obstacle nous oblige à le contourner par le bas, grave erreur puisque nous nous retrouvons 100m en dessous de la trace prévue. Il nous faut porter les vélos pour monter droit dans la pente. Nous retrouvons un chemin à vaches, difficile à passer sur le vélo. Le ciel qui a commencé à se couvrir limite les temps de pause.
Les derniers mètres pour rejoindre le port de Salau sont heureusement plus facile.
Hervé arrive parmi les premiers, la tortue a bien géré son effort.
Les vestiges d'une veille bâtisse avec plusieurs arches domine ce col. Autrefois, il était un passage pour la contrebande.

Tout heureux de savoir qu'il ne reste que de la descente, nous engageons dans la pente.
La descente commence plutôt mal puisque le chemin n'existe plus là ou le GPS nous emmène.
Les avalanches ont tout emporté. Il ne reste plus que des portions d'herbes grasses glissantes.
Tant bien que mal, nous franchissons cette portion avant de nous retrouvez au milieu de centaines de moutons fraichement monté en transhumance.


Nous finissons par rejoindre le GR et le plaisir de se laisser guider au fil des lacets.
Quelques grosses glacières et ruisseaux nous obligent à porter le vélo. Nous traversons pendant un temps la limite des nuages mais la descente est toujours agréable. Le sentier devient plus large et plus roulant. Vu l'heure tardive, l'option LPI par les granges d'Espis est mis de côté au profit du GR de plus en plus joueur. Nous faisons connaissance avec le berger qui va veiller les bêtes croisées un peu haut.
Nous retrouvons le Salat et les torrents qui lui donne naissance.
Un single nous emmène rapidement à l'entrée de Salau. La jonction avec la route se fera au prix d'un petit détour. Les quelques kilomètres de route qui nous ramène aux voitures nous permettent de faire tourner les jambes.
Il est 19H30, forcé de constater que la pause bistrot n'aura pas lieu. Nous rentrons à Toulouse vers 21H après une longue mais belle journée de vélo de montagne.

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Portrait de stephane
Complément Hervé


A part sous le col de Salau ou c'était "merdeux" ensuite ce n'est que du bonheur,
enchainements de virages dans l'herbe grasse, passages entre les rochers
et sur les rochers , le choix du trajet est ici déterminant et doit être
fait en une fraction de seconde, là stéphane exprime tous ses talents de
descendeur et son expèrience est précieuse. Difficile à suivre le garçon
!! Et il parle aux chevaux en plus, heureusement car il fallait bien que
quelqu'un dise au quadrupède qui barrait notre chemin de s'écarter , ce
qu'il fit de bonne grâce .Puis nouvels enchainements de virages serrés
sur un chemin caillouteux voire gravillonneux mais super joueur ou Nico
et Stéphane sont descendus comme des fusées. Je me suis pris au jeu et
j'ai pu les suivre, j'ai pris un pied d'enfer, je ne sais toujours pas
comment je passais les virages ( l'instinct de survie peut être) . Puis
pour finir dans un chemin qui pourtant entièrement masquée par la
végétation a été descendu dans le même rythme de folie collé aux basques
de notre chef du jour Vercingetorix... ah non pardon, le
Vénéré..Stephane..Alix..
Enfin et pour finir, une fois sur la route, Sam et Jonas ont fait la
course sur les derniers kms avec la victoire de Jonas! Je dirais bravo
Jonas bien que d'aprés Nico, il faut être un peu malade pour pédaler
dans la descente, et je suis d'accord avec lui, c'est pourquoi je me
suis moi aussi lancé sur les traces de mes 2 compères un peu "bargeots".
Mais ils sont fous ses romains ...........
RV