Descente à Albine (16/11/2008)
Après quelques aléas dus au contingentement des inscriptions, nous nous retrouvons deux varouler au départ de la session de descente d'Albine: Eric Laluyaux et moi-même.
Eric est arrivé chez moi la veille au soir, ce qui permet de se lever à une heure raisonnable, quoique matinale le Dimanche matin. Tout le monde arrive plus ou moins à l'heure au rendez-vous.
Outre les varouler, il y a quatre locaux dont l'organisateur Sébastien alternant avec Magali la garde de leur petit enfant et le pilotage, plus Bernard qui s'est porté volontaire pour conduire le minibus et la remorque, alors qu'il est lui-même un biker d'un niveau élevé. Il y a aussi quatre participants venus des alentours d'Albi. On assiste à un petit salon du vélo haut de gamme avec entre autre un Santa Cruz, le Spicy d'Eric et un superbe Yeti 575 blanc (au fait, Philippe, quelle est la couleur exacte des poils du Yeti ?). Du côté des participants, c'est un remake de Star Wars avec protèges tibias, coudières, dorsales sans oublier les gilets pare-balles qui seront bien utiles aujour d'hui vu le nombre élevé de nemrods patrouillant dans les environs. Pour l'oscar du meilleur second rôle, nous choisissons le minibus Trafic d'âge vénérable accouplé à la superbe et toute neuve remorque 14 places du club d'Albine, fruit de la CAO et de l'artisanat local sous la maîtrise d'oeuvre de Bernard.La première descente, pour tester les hommes et les machines, part du hameau de Dressou et permet de rôder le pilotage, et, pour moi, les plaquettes de frein avant. Les choses sérieuses commencent avec la montée laborieuse au col de Salette en hélicoptère, euh non en Trafic. Quelques Kilomètres de terrain vallonné et nous arrivons au pylône, point de départ de la célèbre descente vers Lespinassière. Sur 9 participants, nous sommes seulement trois à la connaître. Les autres là découvrent avec un plaisir non dissimulé. Un café apporté par Sébastien nous attend en bas de la descente.
Le temps de charger les vélos sur la remorque et nous voila partis vers Castans. Le col de la croix de Sous fait souffrir notre pauvre Trafic avec ses pentes à 15 % et plus. Nous remontons sur les vélos et nous lançons sur la piste conduisant au Cun de San Marti. Encore un petit raidard et nous arrivons à l'ancien pylône (il n'en reste plus qu'un bout de maçonnerie), point culminant du secteur et point de départ d'une descente absolument inédite et superbe. Après un départ très raide suivi de quelques tobogans, la pente devient plus modérée et le sentier magnifique. C'est là que nous frôlons la catastrophe: Stéphane, un pratiquant expérimenté d'un niveau technique très elevé, ne voit pas une branche en travers du sentier et la heurte de plein fouet avec un craquement sinistre.
Il est complètement groggy, à la limite de la perte de connaissance. Il saigne abondamment de trois plaies verticales autour de la lèvre, heureusement les dents ne semblent pas atteintes. La visière de son casque et ses lunettes sont pulvérisées. Plus grave, il ne sait plus où il habite et a perdu la mémoire récente. Nous joignons Bernard par téléphone, et une partie du groupe descend en vélo jusqu'à l'intersection avec la piste pour assurer la liaison avec le minibus. Le reste de la troupe essaye de réconforter le blessé et descend à pied avec lui jusqu'au minibus. Arrivé sur la piste,nous descendons en vélo jusqu'à Lespinassière, alors que Stéphane monte dans le Trafic. Nous croisons au passage une escadrille de lpivtt avec une dame et un vélo en titane, ils doivent se demander ce que font ces mickeys en tenue de descente sur une piste descendante. Toute la troupe rentre alors à Albine en minibus alors que la mémoire revient progressivement au blessé. Sébastien conduit alors Stéphane aux urgences de l'hôpital de Mazamet. Le reste de la troupe prend la direction du Macdo (burps) de Mazamet pour un déjeuner rapide. En sortant nous retrouvons Sébastien qui nous donne des nouvelles plutôt réconfortantes, le bilan est de sept points de suture et quelques jours de repos.
Nous entamons alors la montée très difficile (pour le minibus) du pic de Nore. Arrivé au portail de Nore, c'est parti pour une superbe descente de 850 m de D-. Le terrain est varié et glissant avec quelques rochers sournois cachés sous les feuilles. les spécialistes, dont Eric, s'en donnent à coeur joie, le grupetto étant assuré par qui vous savez. L'heure tardive ne nous permet pas de continuer, et nous nous arrêtons donc après 600 M de D+ et 2400 M de D-. Un grand merci à l'excellente organisation de Sébastien et à Bernard qui a conduit toute la journée avec un doigté remarquable, donnant une grande sensation de sécurité aux passagers. Conclusion, il faudra retourner à Lespinassière pour finir de reconnaître la nouvelle descente qui ne manquera pas de devenir un classique.