2007-06-16 - Prat Cabrera - Canigou
55km / 10h0 / 2150m+ / 2150m-
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Trace GPS (.trk)
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Carte IGN (beta)
Après une excellente nuit dans le sympathique gîte de Baillestavy, les 5 Varouler (Domminique, Steven, Ughy, David et moi) sont rejoints par Didier, le régional de l'étape.
On démarre à 8h. par une petite visite du village pour chercher le départ du chemin :-) Personnellement, j'en rajoute une petite couche pour aller rechercher mon appareil photo.
Après une petite descente en lacet on trouve un sentier en sous-bois au bord duquel on laisse quelques girolles. Puis le sentier s'élève et devient plus rocailleux pour un parcours à flanc de vallée. La vue se dégage, le sentier n'est pas toujours roulable mais magnifique. Il y a beaucoup de fleurs et pleins d'odeur méditerranéennes.
On franchit la crête pour entamer une descente directe vers Estoher, rapide ludique et dans un décors toujours aussi beau. Au 1er arrêt, Dominique nous signale que la garde de son frein s'est brusquement allongée. Sans trop y regarder, on règle la garde à la poignée. Mal nous en prend, à l'arrêt suivant, Dominique arrive à pied: plus de frein arrière. Il s'avère qu'un raccord s'est désserré et que le liquide de frein a fui. Nous n'en avons pas en réserve.
Pendant que Dominique finit la descente à pied, nous nous avançons pour essayer de trouver du liquide à Estoher. Après avoir parcouru le village en tout sens et malgré l'aide d'une autochtone dévouée, personne ne peut nous dépanner. Finalement on se rend au village d'à coté où, parait-il le maire est un adepte du VTT et pourra sans doute nous aider (d'où le jardinage sur la trace GPS).
Bingo ! L'information est bonne, le maire est là, il a du liquide de frein (bien que son vélo ait des Vbrakes) et il nous aide très gentiment à réparer.
On aura perdu une petite heure mais on repart tous à l'assaut de l'ascension principale sur les flanc du Canigou: 1400m de D+ depuis Lavall (le village du maire VTTiste à 340m) jusqu'au début de la descente.
On commence par une petite route bucolique en lacets. Il y a un petit replat pour se reposer (Col des Grecs), la route devient piste avec quelques passages bien raides. On se regroupe au col del Forn, début de la route réglementée des Cortalets. Il y a pas mal de monde et on aura quelques voitures dans la montée parce que c'est un wek-end de fête. Chaque année, les catalans allument un grand feu au sommet de Canigou pour le solstice d'été. Mais ce que j'ignorais, c'est que le week-end précédent, il font aussi une fête (je ne me rappelle plus du nom) pour aller monter les fagots au sommet. Ils montent le samedi au chalet des Cortalets, font la fête et le lendemain ceux qui sont encore en état montent le bois au sommet.
La route est une longue piste avec bizarrement des petits passages goudronnés. Elle monte à flanc de montagne, très escarpée et traversant plusieurs ravins.
Le décor est somptueux. Chacun monte à son rythme et on se regroupe de temps en temps comme d'hab. Didier est en difficulté: ses jambes tournent bien mais il souffre terriblement du dos.
On pique-nique au refuge de la Mouline et c'est reparti pour un autre passage bien raide: l'Esquena d'Ase. Puis on arrive sur la crête à Prat Cabréra où une pause s'impose en regardant les nuages s'effilocher sur les flancs du Canigou.
Encore un petit lacet et la montée est finie. On attaque le fameux "balcon", magnifique sentier parfois aérien en croisant de nombreux groupes montant tous pour la fête au Cortalets. Ils sont plus ou moins étonnés de croiser des VTTs et un groupe de joyeux jeunes nous fait boire à chacun un petit coup de rhum ;-) C'est en grande partie roulable ce qui veut dire qu'il faut quand même assez souvent descendre de vélo pour de cours passages.
Au fur et à mesure de la descente, on retrouve la végétation, les fleurs et les odeurs méditerranéennes.
Puis nous entrons dans la forêt. Le sentier devient plus roulant mais avec pas mal de passage rocheux pour ne pas s'endormir.
Pause à la cabane du Pinatell où nous croisons un gus qui monte en courant. Quand on voit le profil du sentier d'où il sort, comme dit Ughy: "respect".
Rapidement, mais avec quelques passages techniques on arrive au refuge de l'Estanyol où on s'abreuve à une fontaine décorée d'un magnifique coq de bruyère en inox véritable.
Là, Didier, victime de son mal de dos, nous abandonne pour rentrer par la route. La descente du refuge se fait par un sentier très raide, peu visible au début et qui semble un peu à l'abandon. Seul, Ughy s'en tire à peu près. Dominique avoue qu'il ne se rappellait pas le sentier comme ça mais en 10 ans les choses ont pu changer.
Arrivés en bas, évidemment, il faut remonter vers les mines de la Pedrosa. Et c'est portage jusqu'aux mines :-(
Ensuite on suit un ancien chemin à flanc, aérien par par moment, (ancienne voie de train?) avec des conditions de roulage variées (euphémisme). Ça fait bientôt 10heures qu'on est parti et la fatigue se fait très nettement sentir. Par bonheur, le sentier s'élargit et devient très roulant dans un sous-bois magnifique puis une piste et une route bétonnée nous font plonger très rapidement vers le col Palomère d'où on jouit d'une vue magnifique vers la côte.
Là on emprunte un petit sentier roulant et agréable avec juste quelques petites difficultés sporadiques pour pimenter la descente. Quelques hésitations et quelques traversées de ruisseaux plus tard, on atteint la route qui nous ramène rapidement à Baillestavy 10h et 45mn après notre départ.
En tout, 55 km et 1950m de dénivelé sans compter la descente au village à pied et la remontée aussitôt (enfin après quelques boissons quand même) parce qu'il n'y a pas de restau ouvert :-( Heureusement, David nous prouve qu'il a encore des réserves en nous confectionnant une succulente garniture pour les pâtes avec les moyens du bord.
Merci à Dominique pour ce parcours physique et magnifique. Bravo à David pour son courage. Une pensée pour Didier qui a souffert durant la plus grande partie de la rando et une autre pour Victor qui n'a pu nous accompagner pour ce week-end de VTT dans son pays.
PBDA.