2007-01-20 - Pic du Cagire
26km / 6h0 / 1480m+ / 1480m-
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C'est l'histoire de quelques excités du pédalier qui faute de neige dans les Pyrénées (même pas 40cm en bas des pistes, on a mesuré....) ont eu cette idée un peu folle, débile, géniale (à vous de choisir) de monter au Cagire (1912m) un 20 janvier.

On se retrouve 9 varouler au départ au col du Buret: Karine, Ughy, Philippe, Patrice, Olivier, Antoine, Fabien, Jérôme, Nico.
La météo s'annonce excellente, le moral est bon, la nouvelle monture d'Ughy (un Ellsworth Epiphany, excusez du peu) attire les regards.
Et nous voila parti pour un début d'ascension sur route(un chemin goudronné dira-t-on). La pente est raide et au bout du premier km, les couches vestimentaires se retirent à mesure que la montée se fait plus silencieuse. Après 6km et 400m de dénivellé, la route se transforme en chemin forestier (moins pentu) et le soleil jusque là caché par le mont convoité fait son apparition.
L'ambiance devient printanière, voire estivale. Seule l'absence de feuille sur les arbres nous rappelle la date: le 20 janvier ! ! !

Première trace de neige à environ 1300m d'altitude (et oui, on a trouvé de la neige à 1300m dans les Pyrénées. Attention, espèce protégée !) sous la forme d'une longue bande blanche d'environ 30cm de large et à l'ombre toute la journée. Le chemin forestier si agréable se fait plus technique à mesure de l'approche du refuge de Larreix. Mais ça passe sur le vélo, tout à gauche tout de même.
L'arrivée au refuge est l'occasion de faire la première "grosse pause" de la matinée. Ici s'arrête la chevauchée de nos montures pour entamer le portage jusqu'au sommet. Philippe pratique un démontage méthodique de son Yéti pour le fixer sur son sac à dos. Cet énorme sac montre enfin toute son utilité. Et quand il en sort les batons de randonnée, nous voila tous envieux d'un tel expert du portage.

Le Cagire nous attends, VaRouler se transforme en VaPorter (mais on était tous prévenus). Les premiers mètres sont bien raides, nous cherchons tous notre souffle (heuu, comment on change de braquet en portage ?). Le Pas de l'Ane se profile au dessus de nos têtes, la troupe s'allonge le long du sentier. Le paysage au Pas de l'Ane est spectaculaire. La vue sur la chaine jusqu'au Pic du Midi et sur toute la plaine est magnifique. Et oh combien méritée. Le groupe se rassemble dans le vent frais du mois de janvier et l'ascension reprends de plus belle. Encore 1/2h et nous voici au sommet. Quelques randonneurs ouvrent des yeux éberlués sur ces spécimens rares porteur d'un vtt sur l'épaule. La vue est tout simplement époustouflante ! Décidément, les samedi de janvier réussissent bien aux VaRouler.

Quelques photos et un pique-nique bien mérité à l'abri du vent plus tard, nous voici reparti pour la descente. D'abord à pieds pour les 500 premiers mètres puis nous espérons tous pouvoir enfin remonter sur selle. Mais le chemin s'avère bien plus glissant qu'en période estivale et les premiers lacets sont tout simplement impraticables. Une seule solution, couper tout droit (enfin, pas vraiment tout droit vu la pente).
Chacun y va de sa technique : 2 pieds sur les pédales, 1 pieds, 0 pieds, à coté du vélo (efficace celle là)... Et après le portage pour monter, et bien voila le portage pour descendre. Les quelques plaques de neige glacées sur le chemin n'arrangent évidemment rien. Quelques sections du chemin permettent de franchir plus de 10m sur la selle mais globalement, la descente jusqu'à la cabane de ???(je ne sais plus le nom) se fait plus à pieds qu'autre chose. Une mention spéciale aux freins de Patrice qui ont permis à tout randonneur dans un rayon de 10km de savoir que quelques furieux descendaient du Cagire à vélo.

A partir de la cabane, le chemin s'élargit et permet enfin de lacher un peu les freins tout en restant d'un grand intérêt. Les feuilles pimentent un peu ce single en masquant les trous, ornières et autres pierres. Une chute sans gravité d'Olivier ponctue cette descente aux odeurs de plaquette de freins en fusion.
Tout le monde choisit la variante "technique" proposée par Ughy en fin de descente pour rejoindre la route qui nous ramène au col de Buret. Olivier, décidément pas très chanceux dans cette fin de parcours, ferme la marche avec une chaine complètement en vrac. En voila un bon prétexte pour te faire tracter jusqu'au col par quelques âmes charitables. Fin de la virée pyrénéenne autour d'une galette sur le capot du Berlingo (moins bucolique qu'au sommet du Cagire mais bien agréable quand même) dont il me semble que Jérôme a eu la fève (mais si je me trompe, que le roi se dénonce), donc pour la prochaine sortie....

Retour sur Toulouse dans les bouchons: faudra penser à un autre lieu de rendez-vous que le parking de GoSport pour les sorties du samedi.

Merci à tous pour cette journée exceptionelle !

... et merci à Georges W. Bush pour ce réchauffement climatique qui nous a permis de faire le Cagire à vélo un 20 janvier ! (bon, je peux aussi accuser en vrac El Nino, 1,5 milliard de chinois, tous les possesseurs de 4x4, Airbus, Total, les éruptions solaires, les déposes en hélico, nous qui avons consommer 30 litres de gasoil pour cette sortie,....)

Nico