2007-09-10 - Mines du Liat
71km / 10h0 / 2500m+ / 2500m-
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Carte IGN (beta)
Voilà l'histoire d'une sortie improvisée, ou comment une trace complètement débile extraite de ma pure imagination (avis aux amateurs: Melles-Etang d'Arraing-Mines de Bentaillou-Port de la Hourquette-Mines du Liat-Canejan-Pas de Trentenade-Melles, 44km, 3000D+, 3 à 4h de portage...) s'est transformé en un parcours plus humain (enfin, à peine) et déjà pratiqué à vélo: Les Mines du Liat
3 VR au départ, Stéphane, PBDA et moi. On laisse la voiture sur la route du Col de Varrados, au niveau de la piste de Sant Joan d'Arros. Début du roulage à 10h (pas pressé les VR ce dimanche matin). On attaque fort par la montée du col de Varrados, avalée en 1h30 sans la moindre pause (argh!). La vue sur la Maladelta et l'Aneto est magnifique avec la luminosité du matin de septembre.
Au col de Varrados, direction plein nord sur un single à flanc bien praticable (plus que prévu en tout cas) et fort agréable. On rejoint le Plan del Tor en 45min, surveillé de près par le Maubermé.
Traversée du Plan del Tor puis on rejoint la piste qui monte de Bagerge, très carrossable. Quelques passages très raide de la piste nous font porter le vélo sur une centaine de mètres. Les ruines des Mines du Liat sont en vue et le dernier km est une alternance de montée raide sur le vélo et sous le vélo. Rapide inspection du refuge du Liat à la recherche d'un peu d'eau sans succès. Et c'est la pause pique-nique bien méritée au sommet des Mines, dans un paysage grandiose entre l'étang du Liat et celui de la Palomera, dominé par la ligne de crête frontalière. Sandwich et plat de pates sont engloutis volontiers. Les réserves d'eau sont basses, heureusement que la descente approche.
Et quelle descente! Les premieres centaines de mètres alternent montée et descente au mileu du paysage minier, entre galerie et amas de ferraille rouillée. Un single très joueur avant d'attaquer la pure descente. Le chemin se rétrécit, les blocs sont plus nombreux et exige un pilotage plus fin. Nous descendons dans un vallon qui se creuse progressivement entre les 2 montagnes. Le paysage est toujours aussi exceptionnel mais pas trop le temps de le regarder: les 50 à 60m de vide qui bordent le single, lui même agrémenté de gros bloc, laisse peu de temps de répis. PBDA choisit le meilleur moment pour chuter, heureusement à très faible vitesse et sur le chemin. "TU NOUS REFAIS JAMAIS CA PHILIPPE ! ! !". Et comme si ce n'était pas assez engagé, quelques virages en épingle pontuent cette descente. On rembale nos instincts suicidaires et négocions à pieds les passages les plus chauds. (histoire que le cardio ne reste pas bloqué à 170). La pente de la montagne devient moins raide et c'est l'occasion de prendre un peu de vitesse (on sait qu'on ne va pas mourir si on tombe). Le single est parfait, magnifique. Cris de joie dans la descente. 2 petits portages de 10m pour franchir des éboulis puis nous rejoignons la partie boisée de la descente. Si la partie du single au dessus était parfaite, celle là est 2x parfaite. Descente géniale, décor magnifique, que des superlatifs.
On rejoint le barrage de Hons de Coma puis de la piste descendante qui nous mène au refuge de la Honneria. Plein d'eau des camels vides depuis longtemps et on rebrousse chemin sur quelques centaines de mètres pour rejoindre la piste. Elle monte, monte, et n'en finit pas de montée. 500m de D+ plus tard, la piste devient plate et toujours en sous bois, ce qui est fort agréable. Arrivée à un croisement, une piste à gauche fraichement ouverte (pas sur la carte) nous tente, surtout qu'elle pourrait, avec de la chance, nous faire gagner au moins 300m de D+. Mais pas de chance et après 45min de montée laborieuse, cul de sac. Redescente rapide vers Lez au fond de la vallée. Il est 19h et le temps presse. On suit la trace jusqu'à Bossost et choississons l'option route, sans plaisirs mais avec raison. La nationale est avalée à 25km/h en relais jusqu'au Pont Arros où nous attend la route du col de Varrados car rappelez vous, on a laissé la voiture plus haut, croyant gagner du D+ au retour. Ce sont 250m de D+ avec quelques lacets "tout à gauche" qui concluent cette journée, il est 20h30, on est cuit et re-cuit. Le compteur affiche un honorable 75km pour 2800m de D+.
Bilan: la descente des Mines du Liat est grandiose. Très variée, alternant les sections très techniques et d'autres plus roulantes. Il suffit juste de pas vouloir jouer les héros dans le passage le plus engagé (plus que le Port de Venasque à mon gout). Les montées sont rudes (comme partout dans les Pyrénées) mais belles. Une alternative interessante serait de faire une navette entre Bagerge et Canejan. La fin normale du parcours (qu'on aurait fait si on avait pas tenté la variante-cul-de-sac) permet d'éviter la route et de rejoindre par Villamos.
Bon courage aux suivants !
Vive le VTT, vive les Pyrénées, vive VaRouler !
NicoVTT (la trace en jaune avec le retour par la route et sans la piste-cul-de-sac)